Le pèlerinage de la Lieutenance pour la France a eu lieu du 29 avril au 7 mai 2016, sous la direction spirituelle du père Marie-Jérôme Ternynck.

Vendredi 29 avril

Excellent vol avec Air-France et arrivée à l’heure prévue de notre groupe à l’aéroport de Lod. Une fois les formalités accomplies avec une extrême fluidité, nous avons, sous la conduite de Xavier de Monredon, rejoint notre guide-chauffeur.

Le père Marie-Jérôme Ternynck nous a fait entrer immédiatement dans la démarche du pèlerinage en Terre sainte, évoquant l’histoire de ce pays. Un arrêt au tell de Beer-Sheba, au carrefour de l’Égypte et de la Terre promise, nous a permis de relire le chapitre XII de la Genèse.

Puis nous sommes arrivés à Arad pour un repos bien mérité et une courte nuit, du fait d’un programme conséquent pour ce samedi. Après notre installation dans un hôtel très fréquenté par des familles juives en cette veille de sabbat, et un dîner traditionnel, nous nous sommes retrouvés autour du père Ternynck pour une prise de connaissance. À tour de rôle, la trentaine de participants se sont présentés individuellement, témoignant tous d’une profonde motivation pour cette démarche en Terre sainte sous l’auspice de l’ordre du Saint-Sépulcre. Vers 23 heures, le Père et le frère Raphaël nous invitèrent à une célébration liturgique, point d’orgue de cette première journée de notre pèlerinage.

Samedi 30 avril

De très bonne heure, nous avons entamé notre parcours par la découverte du site de Tell Arad, et des remparts qui entouraient cette ville ancienne. Elle abrite les restes d’un petit sanctuaire israélite que l’on peut dater du premier millénaire avant Jésus-Christ.

Puis nous gagnâmes Massada, piton rocheux dominant la mer Morte, où Hérode avait fait construire un palais fortifié, qui devint un haut lieu de la résistance juive aux Romains. L’ascension du site se fit sous une grande chaleur, mais le panorama majestueux et exceptionnellement sauvage, les restes de cet ensemble archéologique inégalé et les explications et commentaires du Père rendirent supportable l’effort réalisé. La descente en téléphérique fit oublier définitivement la dureté du périple.

Un bon déjeuner à Ein-Geddi et pour certains un bain dans la mer Morte précédèrent l’inoubliable moment passé à Qasr-el-Yahud, sur les bords du Jourdain, site du baptême du Christ. Le renouvellement de notre promesse baptismale dans l’eau de la rivière, à quelques mètres de la Jordanie et de ses monuments, précéda l’office liturgique. L’intensité de la prière et l’émotion transpirant de ce lieu de spiritualité resteront un temps fort de ce pèlerinage.

Puis ce fut le départ vers Jéricho, ville la plus ancienne et… la plus basse au monde, avec son site archéologique dont certains éléments remontent à 8 000 ans avant Jésus-Christ.

Le passage du Territoire autonome palestinien à Israël ne se fit pas sans un contrôle « à domicile » des forces israéliennes. Enfin, notre car arpenta les luxuriantes vallées qui précèdent Nazareth, étape de ce samedi soir chez les sœurs, qui nous réservent un accueil d’une extrême gentillesse.

Dimanche 1er mai

Après une nuit réparatrice dans la maison si hospitalière des Sœurs de Nazareth, départ tôt le matin pour Saint-Jean-d’Acre. Inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO en 2001, cette ville témoigne de la longue présence des croisés en Terre sainte. La salle des chevaliers, le souterrain reliant la forteresse au port ou encore le caravansérail sont autant de splendeurs, fruits du travail de l’homme, si parfaitement restaurés. La visite sur le port de l’église Saint-Jean-Baptiste a mis en lumière la présence des franciscains de la Custodie.

Après une rapide prière, le car nous emmena à Haïfa, premier centre industriel du pays. Nous avons eu le privilège d’être accueillis au monastère des carmélites, qui, sur les hauteurs du mont Carmel, abrite le berceau de l’ordre contemplatif des carmélites fondé au XIIe siècle. Nos père et frère accompagnateurs spirituels célébrèrent la messe dominicale. Un repas des plus agréables nous fut ensuite servi dans les salles à manger du carmel surnommé aussi « de Stella Maris ».

Cet encas fut partagé avec des pèlerins brésiliens, que nous quittâmes pour gagner Césarée-Maritime, extraordinaire cité bâtie par Hérode qui présente un hippodrome de 10 000 places, un amphithéâtre de 4 000 places, complétés par la citadelle édifiée par saint Louis en 1251. Le père Marie-Jérôme évoqua les figures de saint Paul, emprisonné deux ans ici, de Pierre, qui y baptisa Corneille, ou encore d’Origène, qui y travailla vers 230.

De retour à Nazareth, et après le dîner, le père Marie-Jérôme présenta son ordre de la Communauté Saint-Jean, fondé dans les années 1970, avec sa mission de formation et d’enseignement. Puis Philippe Radal et Xavier de Monredon présentèrent l’ordre du Saint-Sépulcre aux pèlerins amis, ses missions et objectifs, son organisation, et l’aide qu’il apporte aux chrétiens de Terre sainte. Des rencontres et des visites émailleront cette semaine qui éclaireront les actions de l’Ordre mais mettront aussi en lumière les besoins considérables qui restent à satisfaire ici en Terre sainte.

Lundi 2 mai

La messe en la basilique de l’Annonciation dès 7 heures du matin nous a permis de célébrer l’eucharistie au pied de la grotte enchâssée dans ce monument inauguré par Paul VI en 1964. Le Père nous a ensuite décrit ce moment essentiel de l’Annonciation en le situant dans le parcours de Notre Seigneur. Puis ce fut la visite de la basilique et de l’église Saint-Joseph, qui permit au Père d’évoquer à travers le dédicataire du site les vertus du travail.

La synagogue et le musée furent nos étapes suivantes, avant de visiter de manière exceptionnelle, sous la conduite passionnante de la Supérieure des Sœurs de Nazareth les sous-sols de leur maison, qui abrite le « tombeau du juste ». Il est évident que Jésus a fréquenté ce site, qui a ému tous les participants, et qui reste unique de l’avis des spécialistes. La Supérieure nous a aussi présenté son ordre créé en 1842 et installé à la demande du Patriarche latin dès 1855 à Nazareth.

L'après-midi nous conduisit à Cana, où nous relûmes l’Évangile selon saint Jean avant de gagner le mont Thabor, lieu précieux de la Transfiguration de Notre Seigneur, et merveilleusement entretenu par les franciscains de la Custodie.

De retour à Nazareth, la visite aux Petits Frères de Foucauld fut un « sommet » de la journée, où, dans le jardin où l’ermite priait, le frère Paolo nous exposa les modalités des trois années passées à Nazareth par Charles, sur les pas du Christ. La prière dans la chapelle où est exposée une des quatre reliques du père de Foucauld (une est en Ardèche, dont il était prêtre) fut un grand moment de piété et de prière pour cette partie du monde dont le frère Paolo nous a parlé avec chaleur mais aussi avec angoisse.

Mardi 3 mai

Après l’Angélus récité devant la basilique de l’Annonciation, nous quittons Nazareth pour le lac de Tibériade.

Notre première escale est le mont des Béatitudes, où le Père nous rappelle le caractère très positif du message du Christ (« heureux les… », et non pas « honte à vous si… »). Puis, descente à Tabgha, où nous célébrons l’eucharistie au bord du lac. Nous évoquons les miracles de la multiplication des pains et de l’apparition de Jésus ressuscité sur le bord du lac, en invoquant les saints du jour : Philippe et Jacques.

Nous nous rendons ensuite à Capharnaüm, site archéologique de dimension mondiale, remarquable par les restes de la maison de Pierre, et de la synagogue, la plus belle de toute la Palestine. Notons que Jésus fut un familier de ces lieux.

Nous embarquâmes ensuite sur un bateau pour traverser le lac, et réciter en son centre l’évocation de la tempête apaisée (Mc IV, 35-41).

Le déjeuner à Ein Gev, marqué par la dégustation du poisson local, le « saint-pierre », nous réconforta et nous permit d’affronter la route pour Jérusalem en longeant le Jourdain, et en traversant des régions d’une extrême aridité.

Une première découverte de Jérusalem d’un point de vue panoramique précéda notre arrivée à Bethléem, avec le franchissement du mur qui sépare les parties juives et palestiniennes.

En synthèse, une journée très dense et très riche qui nous a permis de « marcher sur les pas du Christ » et de préparer en profonde spiritualité notre arrivée dans les lieux saints de la naissance de Notre Seigneur et de sa Passion, puis de sa résurrection.

Après le dîner, nous avons eu le privilège de passer la soirée avec sœur Élodie, des Filles de la charité de Saint-Vincent de Bethléem, chez lesquelles nous étions (parfaitement bien) hébergés. Au sein de cette maison, sœur Élodie, avec trois autres sœurs, anime le foyer de la Sainte-Famille, qui accueille des enfants abandonnés. Avec 71 collaborateurs, cette crèche accueille entre 60 et 80 enfants de 0 à 6 ans. Cet établissement est le seul de ce type dans les Territoires palestiniens. Il lui est interdit de faire référence à quelque appartenance religieuse. Les enfants trouvent ici selon sœur Élodie l’amour familial, l’affection et la tendresse qu’ils n’ont jamais connus depuis leur naissance. Notre interlocutrice nous a présenté un contexte des plus désolants. Rappelons que cette œuvre relève de la Compagnie des filles de la charité de la rue du Bac.

Mercredi 4 mai

De très bonne heure, nous avons gagné la basilique de la Nativité et — non sans mal — avons pu nous prosterner sur l’endroit précis de la naissance de Notre Seigneur. Le Père et le Frère ont ensuite célébré l’eucharistie dans la grotte de Saint-Jérôme, qui jouxte la grotte de la Nativité. L’évangile du jour était bien sûr celui de Luc, et l’homélie consacrée à cette naissance du fils de Dieu dans les conditions les plus dégradées qui soient.

Quittant Bethléem, nous nous sommes rendus sur l’exceptionnel site de l’Hérodium. Édifié par Hérode entre 25 et 15 avant Jésus-Christ, ce palais fortifié contient des salles, thermes et citernes sur plusieurs niveaux. Son état de conservation est étonnant.

Nos pas nous emmenèrent ensuite au carmel de Bethléem, où nous avons pu prier pour sainte Mariam Baouardy, et retrouver des religieux connus de certains d'entre nous.

Puis nous rejoignîmes le séminaire de Beit-Jala, où nous fûmes très chaleureusement reçus par le père Adib Zoomot. Desservant les paroisses du Patriarcat latin (soit environ 70 000 pratiquants), le séminaire compte actuellement quelque 80 séminaristes. Après avoir visité les installations, nous avons partagé le déjeuner avec les séminaristes et les prêtres présents dans une ambiance d’une chaleur très amicale. Les photos de nos groupes réunis constitueront un des plus précieux souvenirs de notre pèlerinage et une illustration très parlante de l’aide indispensable, vitale et incontournable que le Grand Magistère apporte via nos actions locales à ces institutions religieuses. Le Père a d’ailleurs insisté sur ce point : la joie des séminaristes dans la réalisation de leur vocation à Beit-Jala est la plus belle des récompenses qui puisse nous échoir !

Repassant le point de contrôle, en priant pour la paix, nous fûmes accueillis par Jérusalem. Une première visite au Saint-Sépulcre, et aux ruelles environnantes jusqu’à la porte de Damas et le mur des Lamentations, nous emmena à la fin de cette journée si dense mais ô combien passionnante en parfaite communion avec cette terre sainte.

Jeudi 5 mai

En ce jeudi de l’Ascension, nous rejoignîmes le mur Occidental. Les cérémonies commémoratives de la Shoah nous empêchèrent d’aller sur l’esplanade du Temple. Un sympathisant de l’Ordre présent à Jérusalem et petit-fils d’une « juste parmi les nations » nous décrivit les cérémonies de la veille en présence du premier ministre israélien, et auxquelles sont invités les « justes » et leurs descendants. À ce titre, une quarantaine de Français avait répondu favorablement à cette invitation. À 10 heures précises, les sirènes de Jérusalem appelèrent a deux minutes de silence, que notre groupe respecta en communion avec les victimes du génocide de la Seconde Guerre mondiale.

L'église Sainte-Anne était une des destinations de cette matinée largement ensoleillée : les jardins si bien entretenus de ce domaine, qui appartient à la France depuis 1856 en cadeau des Ottomans, nous servirent de halte pour écouter le Père nous détailler l’histoire de ce sanctuaire, où s’élevait la maison des parents de la Vierge Marie. De magnifiques et grandioses citernes font de ce site archéologique une merveille, que renforce la présence d’une église romane du XIe siècle, qui abrite des Pères blancs.

Le Cénacle constitua le premier thème de l’après-midi, dans la salle où le Christ prit son dernier repas. Puis nous allâmes participer à l’eucharistie dans la chapelle des franciscains. Des intentions toutes particulières furent prononcées en faveur du clergé, qui accomplit son sacerdoce avec un dévouement total.

Saint-Pierre-en-Gallicante nous accueillit ensuite, face à un panorama exceptionnel, celui notamment du mont des Oliviers. La crypte abrite la grotte où le Christ aurait été retenu prisonnier la nuit précédant sa comparution devant Pilate. La présence du Christ est palpable dans ce site que le Père nous a décrit avec la compétence d’un ancien élève de l’École biblique de Jérusalem.

Après le dîner, le Père avait invité un de ses amis, M. Meir Bar-Asher, professeur d’islamologie à l’Université hébraïque de Jérusalem, à s’entretenir avec nous. Né au Maroc dans une famille juive orthodoxe qui a rejoint Israël, l’intervenant a insisté sur plusieurs messages tournant essentiellement autour du respect d’autrui et de l’ouverture. Il s’est dit très inquiet par la situation en France, dénonçant la mauvaise prise de mesure de la gravité de la menace terroriste. Nous avons pu librement échanger avec cet homme de paix et de dialogue, sans nous focaliser sur la situation locale.

Après nous attendait un magnifique son et lumière à la citadelle de David, qui met en valeur cet immense ensemble à la puissante architecture.

Vendredi 6 mai

À 6 heures du matin, les dames et chevaliers revêtus de leur manteau et les autres membres du groupe ont assisté à l’eucharistie célébrée par le Père dans la chapelle du Golgotha de la basilique du Saint-Sépulcre. Ce fut un moment exceptionnel de recueillement dans ce lieu unique de la chrétienté. Nous rentrâmes en procession dans les rues de Jérusalem.

Puis ce fut le départ pour le mont des Oliviers. Retenons juste la mosquée de l’Ascension, l’église Sainte-Marie-Madeleine, l’église du Pater-Noster, ou encore le tombeau de la Vierge. Le panorama sur Jérusalem était impressionnant, tout comme l’était le cimetière juif et son immensité de tombes. Mais le plus émouvant fut sans doute, à l’initiative du Père, la visite non programmée au monastère des bénédictines de Notre-Dame-du-Calvaire, qui se situe comme une enclave chrétienne entre monde juif et musulman. Ici demeurent sept religieuses malheureusement âgées et qui ne voient pas de nouvelles vocations se dessiner pour assurer la pérennité de leur institution. La rencontre avec sœur Paola, rescapée du ghetto de Varsovie, restera un grand moment d’émotion.

L’après-midi, les dames et chevaliers, en compagnie des autres participants, firent le chemin de croix en manteau. Instant d’une rare intensité que notre procession ponctuée de quatorze haltes au milieu d’une foule en général bienveillante à notre égard.

Puis ce fut la réception de notre délégation de la lieutenance pour la France par Sa Béatitude le Patriarche latin de Jérusalem. La chaleur, voire la joie évidente de Mgr Twal de nous recevoir était manifeste. Sa Béatitude rappela la parfaite contribution de notre Ordre à la vie même de son diocèse, tout en insistant sur la fragilité de la situation qui requiert des aides toujours conséquentes au maintien des populations chrétiennes dans cette région du monde. Notre Grand Prieur se félicita d’une mobilisation plus grande des catholiques dans son diocèse, et de la bonne marche du séminaire. Après la remise des coquilles, nous invitâmes Sa Béatitude à participer aux prochains adoubements de Paris… Mgr Twal marqua un accord de principe à cette invitation qui sera officiellement confirmée par S.E. notre Lieutenant.

Pour finir cette journée si dense, nous avons rencontré à la Custodie Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de la revue Terre sainte-Magazine. Un exceptionnel moment de mobilisation avec en point d’orgue cette supplication : « ne rentrez pas chez vous sans avoir été touchés par ce pèlerinage ».

Samedi 7 mai

En ce dernier jour de notre pèlerinage en Terre sainte, un temps libre était prévu en matinée, qui a été destiné, sous la conduite du Père, à la visite de la citadelle de David. Tout d’abord, à l’aide de plusieurs maquettes, le Père nous expliqua les différentes phases d’aménagement de la ville de Jérusalem, correspondant à de grandes périodes de son histoire. Puis la découverte du musée remarquablement agencé nous a permis plus spécialement de nous concentrer sur les Croisades et de découvrir de visu l’incroyable périple accompli par ces chevaliers de la foi.

En fin de matinée, nous avons eu le privilège de rencontrer le père Luc Pareydt, jésuite, conseiller pour les affaires religieuses au consulat général de France à Jérusalem. Présent depuis trente ans en Terre sainte, le père Pareydt occupe depuis trois ans cette fonction diplomatique, très originale dans un État laïc. Notre interlocuteur nous a narré par le détail la spécificité de notre représentation diplomatique dans cette partie du monde, qui est double : il y a à Tel-Aviv une ambassade de France auprès d’Israël ; il y a un consulat général de France à Jérusalem, qui devrait être l’ambassade de France près l’État de Palestine. Or, l’État de Palestine n’est pas reconnu par la France : en effet, il n’y a pas pour ce pays d’unité géographique, pas de monnaie, pas d’armée… La France soutient certes la reconnaissance de la Palestine comme un État qui doit exister. Mais elle ne peut ériger sa représentation en ambassade, d’autant qu’à ses yeux, Jérusalem n’est ni la capitale d’Israël ni celle de la Palestine, mais une collectivité qui devrait être divisée en trois : une israélienne, une palestinienne et une de statut international englobant les Lieux saints. Le père Pareydt nous a décrit les missions du Consulat général, avec au titre des affaires religieuses la protection diplomatique et de sécurité des 130 communautés religieuses présentes sur son territoire de compétence. Ainsi que nous l’avait annoncé Sa Béatitude la veille, le Premier Ministre, Manuel Valls, se rend en Israël et en Palestine dans la quinzaine, ce qui rendait d’autant plus appréciable le temps qu’a bien voulu nous consacrer le père Pareydt.

En début d’après-midi, nous nous sommes rendus à l’hôpital Saint-Louis, où nous avons été reçus par sa directrice, une personne tout à fait exceptionnelle : sœur Monika. Dans cet établissement destiné à l’accueil des personnes en fin de vie, comment imaginer cette bonne humeur, cette humanité, cette exceptionnelle prise en charge des malades quelle que soit leur religion, cette volonté d’ouverture et de paix dans un environnement hostile ? Cette rencontre fut empreinte d’une émotion toute particulière, et nous fûmes rassérénés par l’annonce par sœur Monika d’une consolidation du statut de l’hôpital aux yeux de la réglementation sociale locale, du fait de travaux conséquents en grande partie rendus possibles par l’assistance de l’ordre du Saint-Sépulcre via le Grand Magistère à hauteur d’un million d’euros.

Puis nous reprîmes le car pour nous rendre au monastère d’Abou-Gosh, l’Emmaüs des croisés, où le Père célébra la messe de clôture du pèlerinage. Dans son homélie, le Père insista sur le renouveau que doit suggérer pour nous ce temps en Terre sainte, un nouveau départ, prodiguant le souhait que chaque pèlerin s’attache à la lecture quotidienne des Évangiles, c’est-à-dire fasse tous les jours la démarche d’aller vers Dieu pour mieux partager sa parole. La rencontre avec le frère Olivier dans le magnifique et si paisible jardin du monastère fut un moment de bonheur, tant la joie de vivre et d’assumer en Terre sainte sa vocation monacale étaient palpables chez notre interlocuteur. Son message phare, « il faut abattre les murs », est la traduction de son œuvre menée au quotidien pour que les communautés de diverses natures se côtoient, se rencontrent, échangent, partagent, le tout émaillé de souvenirs et d’anecdotes truculents.

Enfin, un dernier dîner pris au bord de mer à Jaffa conclut ce temps de ferveur et de découverte partagé depuis la semaine précédente.

 

Ce fut de l’avis général un pèlerinage dense et enrichissant, au contact d’acteurs et de témoins de la vie en Terre sainte qui tous, en reconnaissant le blocage de la situation politique, nous ont délivré un message d’espoir, de paix et de partage.

Philippe Radal.

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